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Le Covid-19, cet être vivant qui ne nous aime pas.

MAD EXPRESS 29/04/2020

Bruxelles – Fabriqué dans un laboratoire en Chine pour mettre à genoux l’occident, selon les tenants de la théorie du complot ou propagé par un patient zéro qui aurait mangé un serpent venimeux dans le fameux marché aux animaux sauvages à Wuhan, selon des récits concordants mais peu vérifiables, le coronavirus est un être vivant qui ne nous aime pas.

Évoquant avec humour les caractéristiques du Covid -19, le célèbre journaliste français Bernard Pivot le définit comme un super-misanthrope qui déteste voir les gens se rassembler, échanger, rigoler et faire la fête. C’est aussi un puritain, puisqu’il n’aime pas que les gens s’embrassent, se touchent, se donnent l’accolade et préfère les voir le visage couvert.

Pour ce journaliste, le Covid 19 est aussi un anticapitaliste, car il a réussi à mettre à terre les économies les plus performantes, dézingué les bourses et réduit au strict nécessaire la consommation des humains.

Ce virus à couronne serait aussi un écologiste. Grâce à lui, l’air est plus respirable, les nuisances sonores se sont tues et les oiseaux volent à l’envie dans un ciel épuré.

Bernard Pivot le traite d’assassin avec lequel on vit tous les jours. Un assassin qui défie les plus grands détectives de ce monde, car il est invisible, inodore et incolore, mais reste heureusement très vulnérable, puisque de simples gestes d’hygiène comme le lavage des mains au savon peuvent le neutraliser.

Le « Sphinx » Robert Herbin, l’entraîneur mythique de l’AS Saint-Etienne, est mort.

Nouvel observateur 28/04/2020

Robert Herbin présente le plus gros palmarès du football français comme joueur et entraîneur. Il est décédé des suites d’insuffisances cardiaques et pulmonaires, sans rapport avec le coronavirus.

Bernard Pivot, supporteur opiniâtre de l’AS Saint-Etienne, rend hommage à l’entraîneur hors pair : « Robert Herbin, joueur et entraîneur mythique des Verts, célèbre pour ses succès et ses silences, son palmarès et sa discrétion, est mort – est-ce un hasard ?- alors que les stades sont silencieux et que pas plus de 20 personnes pourront être à ses obsèques « 

https://www.nouvelobs.com/sport/20200428.OBS28076/le-sphinx-robert-herbin-l-entraineur-mythique-de-l-as-saint-etienne-est-mort.html

Décès de la romancière Catherine Paysan

TV5MONDE info 22/04/2020

La romancière Catherine Paysan, auteure d’une dizaine de romans ainsi que de six récits autobiographiques, de recueils de nouvelles et de poésie, est décédée à l’âge de 93 ans.

Mais l’histoire se souviendra peut-être d’elle d’abord en raison de son passage à « Apostrophes », l’émission littéraire animée par Bernard Pivot, le 22 septembre 1978. Catherine Paysan était la seule femme invitée ce soir-là sur le plateau en compagnie notamment du romancier et journaliste François Cavanna et de l’écrivain américain Charles Bukowski..

L’auteur des « Contes de la folie ordinaire » avait apporté avec lui plusieurs bouteilles de sancerre. Bientôt ivre, il ne s’exprime plus que par borborygmes. Alors que Pivot présente le livre de Catherine Paysan, l’écrivain américain se lève, titube, et se penche vers la romancière pour tenter de caresser un de ses genoux.

« Oh! bien ça, c’est le pompon! » s’écrie par deux fois la romancière dans l’hilarité générale.

Bukowski continue de soliloquer. Excédé, Cavanna lui lance « Bukowski ta gueule, tu nous enquiquines ».

Commentaires de Bernard Declerck, biographe de Bernard Pivot : après quoi Bukowski finit par quitter le studio, avec l’aide, notamment de sa femme.  » Dès le lendemain, dans la presse et le courrier, on reprocha à l’animateur d’avoir invité un ivrogne, spectacle  » d’autant plus insupportable que le poivrot était un écrivain.  » Dans ses Mémoires, précise Pivot, Bukowski se repent de s’être comporté de la sorte…..regrettant d’avoir donné au public français une image qui n’était pas la sienne. » (extrait page 122 de « Bernard Pivot, une biographie » voir dans ce blog, la rubrique BIOGRAPHIE)

Le confinement de Bernard Pivot : « J’ai des lunettes, des prothèses auditives et un masque »

Europe 1

19/04/2020

Bernard Pivot, raconte son confinement au micro de Frédéric Taddeï.  Interview

Comment se porte Bernard Pivot ? « Moyennement ». Confiné, l’ancien président de l’Académie Goncourt voit, comme tout le monde qu’il y a « plein de soleil dehors ». « Je suis un peu perplexe, je ne suis pas bien dans ma peau », confie-t-il à Frédéric Taddeï. « Et puis parfois, je me dis : c’est formidable ce que tu vis. Parce que ce qu’on vit est exceptionnel, je pense qu’on en est tous conscients. »

Pour passer le temps, Bernard Pivot lit, mais pas de la science fiction : il n’a pas connaissance d’un auteur qui aurait « anticipé » la crise sanitaire du coronavirus. Malgré la suspension des championnats de football, il ne renonce pas à cette seconde passion et achète L’Equipe tous les matins. « Ils ne nous parlent que des vieux de la vieille (avec des rétrospectives, ndlr).

« Plus généralement, sur les chaînes sportives, on ne passe plus que des vieux matches, de la Coupe du Monde, de l’Euro.. J’ai même vu un vieux derby Saint-Etienne-Lyon ! », observe le journaliste. « Et puis sur les autres chaînes de télévision, vous ne voyez que des films populaires, avec Louis de Funès, des films de cape et d’épée… C’est extraordinaire. on vit dans le passé. »

Prudemment, Bernard Pivot sort un peu, en attendant de retrouver un présent qu’il reconnaisse. « J’ai des lunettes, des prothèses auditives, et un masque. Heureusement que je ne mets pas de bijoux ! », s’amuse-t-il. Dans un commerce, il y a quelques jours, il a éternué. « Dans mon masque. Mais ça a été terrible. Tous les regards se sont tournés vers moi, comme si j’avais la peste. Je ne me suis pas excusé, mais j’étais honteux. »

https://www.europe1.fr/culture/le-confinement-de-bernard-pivot-jai-des-lunettes-des-protheses-auditives-et-un-masque

Pierre Gagnaire est-il le plus grand cuisinier de France?

Slate.fr Nicolas de Rabaudy  5/04/2020

Trois étoiles à Paris (VIIIe arrondissement) et à Londres au Sketch en 2019, le cuisinier stéphanois vient d’avoir 70 ans. C’est le plus créatif des meilleurs chefs de l’Hexagone.

Sa cuisine pleine de recherches et d’idées imprévues ne ressemble à aucune autre. En cela, il aura marqué son temps comme les Troisgros, Michel Guérard et Alain Ducasse. Son inventivité est exceptionnelle, complexe (sucré-salé), mais unique.

Ce chef est époustouflant de talent, »le fou cuisinant » d’après Michel Piot de l’Académie Rabelais, chroniqueur très lu du Figaro tandis que Bernard Pivot, excellente fourchette éduquée chez Paul Bocuse, rédigeait un article très élogieux sur le récital de réjouissances incroyables (le chaud-froid d’huîtres à la betterave, le bouillon d’asperges au homard) dégustées à la table avant-gardiste de Piero, le patronyme qu’il s’est trouvé pour son restaurant italien de Saint-Germain-des-Prés à Paris.

http://www.slate.fr/story/189168/pierre-gagnaire-plus-grand-cuisinier-france

Bernard Pivot : « Avec la lecture on peut aller en Australie ou au IIIe siècle avant JC, c’est l’évasion ! »

franceinfo interview d’ Elodie Suigo 31/03/2020

Avec le confinement, Bernard Pivot découvre « les plaisirs de la lenteur » et il nous distille quelques conseils de lecture.

 Ce que je découvre, grâce à ce confinement, c’est les plaisirs de la lenteur. En effet, je n’ai d’autre rendez-vous qu’avec moi-même, alors je peux être en retard, je n’ai pas besoin de me presser ! Donc je découvre les plaisirs d’être lent à se réveiller, à petit-déjeuner, à faire sa toilette, à être lent à réfléchir, accorder beaucoup de temps aux conversations téléphoniques, et même, je vais vous en faire l’aveu, il me semble que je lis un peu moins vite qu’avant la pandémie ! Et je me dis, mais pourquoi te presser à lire, vas-y, prends ton temps !  

La littérature comme moyen de s’évader ?  

Ça c’est extraordinaire ! L’avantage de la lecture c’est qu’il n’y a pas de frontières. On va on vient, on peut aller en Australie, on peut aller au IIIe siècle avant Jésus-Christ, on peut faire ce que l’on veut, grâce à la littérature, c’est un avantage extraordinaire de pouvoir prendre un livre de sa bibliothèque et dire je vais y consacrer trois-quatre heures. C’est une évasion étonnante que malheureusement, certains ne connaissent pas et c’est bien dommage !  

Quelques petits conseils de lecture ?

Alors si vous ne craignez pas, relisez, évidemment, Le hussard sur le toit de Jean Giono, qui raconte l’histoire d’un fléau terrible. Relisez aussi Les animaux malades de la peste, de La Fontaine. Relisez toutes Les fables de La Fontaine : toute l’histoire du monde, toute notre morale se trouvent dans les fables de La Fontaine. Je parle de La Fontaine et je revois notamment Luchini se replonger dans ces fables et revivre le plaisir que j’ai eu à entendre Luchini les réciter, c’est un souvenir formidable ! Et là encore, convoquer ses souvenirs en période de confinement, c’e’st un grand plaisir.   Fabrice Luchini utilise les réseaux sociaux pour dire ces fables…

Un message d’espoir à faire passer aux auditeurs de franceinfo ?

Mon message c’est « Mon prince, fais gaffe ! Mon ange, fais gaffe ! Mon amour, fais gaffe ! Restons chez nous ! »    

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-monde-d-elodie/le-monde-d-elodie-bernard-pivot-avec-la-lecture-on-peut-aller-en-australie-ou-au-iiie-siecle-avant-jc-c-est-l-evasion_

MATHILDE GUINAUDEAU (IPSOS) : « TWITTER CONCENTRE 75% DES CONVERSATIONS EN LIGNE SUR LE CORONAVIRUS EN FRANCE »

CBNEWS 26/03/2020

 Les conversations sont aujourd’hui principalement du registre de l’opinion, de l’émotion et moins de l’information. A date (ce travail a été mené dans les premiers jours du confinement), l’humour, la dérision et l’ironie sont très souvent utilisés les conversations en ligne : ils ont fait le succès des posts les plus engageants et des influenceurs les plus appréciés. Parmi les emojis les plus utilisés sur le sujet, celui qui pleure de rire arrive largement en tête, comme si l’humour était l’antidote et le défouloir du confinement 

Quel rôle pour les influenceurs ?

L’écoute des conversations en ligne nous apporte une réponse particulièrement intéressante sur le rôle des influenceurs. Nous aurions pu nous attendre à un écho particulier des personnalités politiques, des experts de santé et des personnalités médiatiques, ou des journalistes. Or le tableau de bord d’analyse des réseaux sociaux de Synthesio permet de découvrir les influenceurs ayant reçu le plus d’interactions sur le sujet de l’épidémie sur Twitter, et le verdict est sans appel : en premier, les comptes de personnalités publiques dédiées au divertissement, comme des youtubeurs (Terracid), des influenceurs Twitter (DephaseuR) et même des personnalités comme Booba, Bernard Pivot ou encore Thomas Pesquet.

https://www.cbnews.fr/etudes/image-mathilde-guinaudeau-ipsos-twitter-concentre-75-conversations-ligne-coronavirus-france

Des trésors de films de l’INA à voir gratuitement

Midi Libre le 24/03/2020

 Madelen, la toute nouvelle plateforme de l’INA est gratuite trois mois.

On y trouve, notamment des classiques du cinéma français et des collections d’émissions cultes : psychanalytiques comme « Le Divan d’Henry Chapier », historiques comme les successives lucarnes d’Alain Decaux, journalistiques comme « Cinq colonnes à une », rock’n’roll avec « Chorus » d’Antoine de Caunes ou littéraires comme « Apostrophes » de Bernard Pivot. 

https://www.midilibre.fr/2020/03/23/des-tresors-de-films-de-lina-a-voir-gratuitement,

Coronavirus : à quoi ressemble le confinement de Bernard Pivot ?

Europe 1 interview de Patrick Cohen le 20/03/2020

Patrick Cohen demande à Bernard Pivot comment il vit le confinement. Ce dernier rappelle qu’il a vécu, à l’époque d’Apostrophes un confinement volontaire pendant 15 ans à raison de 10 à 15 heures de lecture par jour : c’était un confinement volontaire, professionnel, fructueux pour gagner sa vie…Aujourd’hui c’est un confinement pour ne pas la perdre. Evoquant son souhait de ne pas fermer les librairies, Bernard Pivot affirme que les librairies sont à la vie de l’esprit ce que les boulangeries et épiceries sont à la vie du corps. Cependant il reconnaît que la santé passe avant tout et si l’on ferme les librairies, il faut interdire aussi la vente des livres en ligne.

A la question de Patrick Cohen sur ce qui le frappe le plus dans cette période confinement, Bernard Pivot répond que c’est le silence dans les rues notamment le soir quand il ouvre ses fenêtres pour applaudir le personnel de santé.

Concernant ses lectures actuelles et le livre qu’il préconise en ce moment, Pivot a répondu que dans un premier temps, il recherchait des livres sur les voyages pour compenser le confinement et ensuite il s’est dit que le plus intéressant aujourd’hui c’était de s’intéresser au plus célèbre confiné de tous les temps à savoir Robinson Crusoé : Bernard Pivot préconise donc la lecture de Robinson Crusoé, un livre de Daniel Defoe.

Enfin, à la question de Patrick Cohen : « quelle est la première chose que vous ferez quand le confinement sera terminé, Bernard Pivot a répondu :  » Rejoindre la femme que j’aime qui vit actuellement dans une ville très éloignée de Paris

https://www.europe1.fr/emissions/C-est-arrive-cette-semaine/coronavirus-a-quoi-ressemble-le-confinement-de-bernard-pivot

Confinement – Le livre, une denrée culturelle indispensable

La Semaine de Castres et du Tarn le 19/20/2020

La vente de livres est-elle indispensable à la vie de la nation ? Suite à l’invitation à lire du Président Macron, cette question va au-delà du simple aspect culturel. La vente en ligne durant le confinement va-t-elle fragiliser plus encore les libraires indépendants ? Exploration et suggestions de Richard Amalvy.

Durant son allocution du 12 mars, le Président Macron a suggéré aux Français de lire. Il a raison, le temps devenu disponible, qui sera nécessairement long, est certainement propice à la lecture. Mais les bibliothèques et les librairies sont fermées. À moins de posséder une collection abondante de livres, la ressources la plus directe est d’en télécharger ou de s’en faire livrer par les marchands en ligne.

Il y a deux jours, le syndicat de la librairie française s’est questionnée : « si la vente de livres en librairie n’est pas « indispensable » à la vie de la nation, pourquoi la vente de livres par Amazon ou un hypermarché l’est-elle ? ». Au-delà de cette question, la vente en ligne risque d’influencer encore plus le comportement des consommateurs en faveur des plateformes commerciales et au dépend des libraires de quartier….

Éric Jalade, professeur de Lettres et d’Histoire en lycée professionnel à Mazamet, et ancien secrétaire départemental du parti communiste, a déploré que les librairies ne puissent pas être ouvertes durant la période de confinement. Dans un tweet adressé au ministre de la Culture, il a demandé : « est-il possible de corriger les décisions prises pour ce secteur d’activité ? ».

Sur son compte Twitter, Bernard Pivot allait dans le même sens dès le 15 mars : « Monsieur le Premier ministre, vous qui avez écrit et publié un livre où vous faites l’éloge de la lecture, ne fermez pas les librairies. Elles sont indispensables à la santé intellectuelle, morale et récréative du pays ». … Richard Amalvy

Commentaires de Bernard Declerck, biographe de Bernard Pivot : il faut mobiliser les médias et le maximum de personnalités pour que les librairies fassent partie des commerces de première nécessité

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