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Duras, Pivot et… Claude Gallou

La Nouvelle République le 15/03/2020

Le comédien ballanais Claude Gallou a été marqué, jeune, par l’émission Apostrophes , où Bernard Pivot était face à Marguerite Duras. Il en a tiré une pièce de théâtre qui atteint bientôt les 150 représentations

Le 28 septembre 1984, Bernard Pivot recevait Marguerite Duras en direct dans sa célèbre émission Apostrophes . Sur le plateau TV on retrouvait le décor habituel de l’émission : une table, deux fauteuils, des livres, des fiches, l’interviewer, l’auteur et un public. Ce soir-là, Claude Gallou était devant son poste de télévision. Le jeune comédien d’alors – il avait 23 ans et jouait déjà au théâtre de l’Ante – a été marqué par la prestation du journaliste et de l’auteure. Au point de retrouver, bien des années plus tard, la vidéo de l’émission et d’en extraire les échanges. Les paroles, certes, mais également les postures, les gestes… les hésitations et même les silences. Dans quel but ? En tirer une pièce de théâtre, respectant à la lettre le texte et le jeu. Un pari un peu fou qui a été gagné depuis, puisque la pièce, fort justement appelée : Duras – Pivot Apostrophes, se joue encore de nos jours.

Pour cela, il fallait trouver une comédienne pour jouer le rôle de Marguerite Duras : ce sera Sylvie Boivin. Claude Gallou, quant à lui, ne pouvait pas ne pas tenir le rôle de Bernard Pivot. Depuis, la pièce tourne partout en France. Elle a même fait les beaux jours du Festival d’Avignon et est de nouveau programmée cette année. Le Graal !

Assis une heure durant, le comédien et la comédienne interprètent ainsi l’intégralité de cette rencontre éblouissante et partagent la force émotionnelle de cet échange singulier. Depuis sa création, ce spectacle atteint bientôt les 150 représentations et continue son aventure dans des lieux d’accueil très divers. Salles de spectacles bien sûr, mais aussi médiathèques, lieux d’enseignement, lieux patrimoniaux, festival, et deux scènes parisiennes le Studio Hébertot et Le Lucernaire

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/ballan-mire/duras-pivot-et-claude-gallou

Commentaires de Bernard Declerck, biographe de Bernard Pivot : ce spectacle est une preuve supplémentaire qu’Apostrophes, l’oeuvre majeure de Bernard Pivot, est à jamais considérée, 45 ans après la première émission, comme une institution française au service de la littérature et de la lecture.

Béziers : Jean-Marc Godès donne vie aux livres le temps d’une exposition à la médiathèque

Midi Libre 4/03/2020 Jusqu’au 22 mars, la médiathèque André-Malraux de l’Agglo Béziers-Méditerranée propose l’exposition « Livres en vie » de Jean-Marc Godès.

Pour Bernard Pivot : « Il y a, Monsieur Godès, dans vos magnifiques photos de l’humour, de la passion et surtout, quand vous mettez des livres en scène, une sorte de malicieuse intelligence où se lit votre amour de la lecture et de l’écriture… »

Il donne vie aux livres avec un brin d’humour, un soupçon de tendresse et beaucoup de passion. Depuis plus de dix ans, cet artiste sublime le livre et la lecture dans ses œuvres.

Jean-Marc Godès expose ses photographies à travers le monde (France, Guinée, Portugal, Asie, Canada…). Artiste prolifique, il compte à son actif 207 œuvres. Trente-six d’entre elles seront exposées à la médiathèque.

https://www.midilibre.fr/2020/03/04/beziers-jean-marc-godes-donne-vie-aux-livres-le-temps-dune-exposition-a-la-mediatheque,8774498.php

Mort de James Lipton, présentateur de l’émission « L’Actors Studio »

Cet admirateur de Bernard Pivot s’était inspiré de « Bouillon de culture » pour lancer en 1994 l’émission dans laquelle se confiaient les plus grandes stars de cinéma. Le Monde 3/03/2020

L’Américain James Lipton, professeur de comédie et présentateur de « L’Actors Studio », célèbre émission de télévision, est mort à l’âge de 93 ans, a annoncé, lundi 2 mars, Bravo la chaîne de télévision qui diffusait l’émission. 

C’est en 1994 que James Lipton avait lancé son émission, dérivée d’un cours qu’il avait mis sur pied au sein de la prestigieuse école d’art dramatique et pour laquelle il a interviewé des stars durant près de vingt-cinq ans, de Paul Newman et Dennis Hopper jusqu’à Julia Roberts et Scarlett Johansson.

Diffusée en France sur Paris Première,« L’Actors Studio »lui avait été inspirée par « Bouillon de Culture » de Bernard Pivot

Distingué, l’année 2000, comme meilleur hôte de talk-show, lors de la soirée des trophées Emmy de la télévision américaine, James Lipton n’eut qu’une supplique à l’égard des journalistes qui lui tendaient un micro : « Dites au monde qu’il faut absolument sous-titrer l’émission du Français Bernard Pivot ! » Dès le lendemain, le Hollywood Reporter faisait son titre sur ce fameux Pivot, totalement inconnu aux Etats-Unis.

Le « questionnaire de Proust » en bouquet final

Sans doute James Lipton rêvait-il de rencontrer un jour son héros. Mais il fallait une occasion. Et c’est le Français qui la saisit. A la fin de l’hiver 2000, il écrivit à Lipton : « Cher ami-rateur, vous avez fait de moi le plus envié des intervieweurs d’Europe. Voudriez-vous me faire l’honneur de figurer parmi mes derniers invités le 29 juin prochain ? Comme vous, j’ai toujours refusé de répondre au questionnaire auquel je soumets mes hôtes. Mais, ce soir-là, j’accepterai de vous répondre. »

James Lipton prit aussitôt la plume. « Cher Bernard Pivot, quoi qu’il puisse m’arriver dans l’avenir, je n’aurai jamais d’honneur plus grand. » Rendez-vous était donc pris. Il fut honoré ce 29 juin 2001

Comme Bernard Pivot et son « questionnaire de Proust », M. Lipton finissait systématiquement son émission par une série de questions à ses invités, parmi lesquelles : « Si le paradis existe, qu’aimeriez-vous entendre Dieu vous dire lorsque vous arriverez à ses portes ? »

https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2020/03/03/mort-de-james-lipton-presentateur-de-l-emission-l-actors-studio_6031597_3382.html

Commentaire de Bernard Declerck, biographe de Bernard Pivot : en fait James Lipton fut invité par Bernard Pivot le 29 juin 2001 à la 407ème, au bout de dix ans, et dernière émission de Bouillon de Culture.

La chronique « Les années Pivot »

LA MONTAGNE le 23/02/2020 par Jean-Claude Lamy

Bernard Pivot a été courriériste au Figaro littéraire et chroniqueur au Figaro avant de devenir l’un des personnages les plus populaires de la télévision. Ses chroniques d’autrefois ont été publiées dans un recueil intitulé La vie oh la la. Dans son essai sur les critiques littéraire (Flammarion, 1968), il se réfère à Jean-Charles Varennes qui avait déclaré : « Je varie ma chronique pour répondre à tous les goûts, à tous les niveaux, à toutes les curiosités ». Ce sera sa manière d’attirer un public en devenant l’homme-orchestre d’émissions telles que « Ouvrez les guillemets », « Apostrophes » et « Bouillon de Culture ».

N’oublions pas qu’avec ses fameuses dictées Bernard Pivot a porté haut la langue française. À l’Académie Goncourt, ce Lyonnais gourmand des mots et des mets, avait le couvert de Colette la Bourguignonne qui mettait en appétit ses lecteurs. Avec de pareils ambassadeurs, les couleurs de la France culturelle flottaient dignement. Je me souviens d’un « Apostrophes » de mars 1975 avec Georges Brassens en compagnie, notamment, des généraux Marcel Bigeard et Georges Buis. Thème de l’émission : « Qu’est-ce que l’esprit militaire ? »

À la question de Pivot : « Et vous, Brassens, vous aimez votre patrie ? », le Sétois libertaire, Grand prix de poésie de l’Académie Française, avait répondu : « Je n’aime pas ma patrie, mais j’aime bien la France ». Deux ans plus tard, le vendredi 11 mars 1977, je suis sur son plateau. C’est le 92e numéro de la célèbre émission d’Antenne 2. Il est intitulé « Vive le roman populaire ! ». Quatre romanciers, Patrick Cauvin, pseudo de Claude Klotz, Michel Déon, Maurice Denuzière et Jean-Edern Hallier sont au programme. Ma présence tient à ma biographie de Gaston Leroux parue à l’occasion du 50e anniversaire de sa mort.

Me voilà dans la peau de Rouletabille, prêt à découvrir les coulisses d’une émission dont les participants passent devant l’objectif de Louis Monier, le photographe régulier d’Apostrophes. Comme moi d’origines drômoises, il a été mon camarade de classe au Lycée Emile-Loubet de Valence. Ses clichés, développés dans la nuit, se retrouvent le lendemain sur les tables des FNAC où un espace est réservé aux chanceux auteurs et à leurs livres.
Passer « chez Pivot » c’était le rêve de bien d’écrivains comme pour de bons vivants d’avoir une table « chez Bocuse », un autre « monument » de la capitale des Gaules. « Les années Pivot » me ramènent à mon passé avec bonheur. II faut dire enfin que Bernard Pivot, à force de fréquenter les écrivains et de passer ses journées à les lire, en est devenu un lui-même – on sait que ce n’est pas le cas de tous ceux qui écrivent.

Jean-Claude Lamy

https://www.lamontagne.fr/paris-75000/loisirs/les-annees-pivot_13748058/

Commentaires de Bernard Declerck, biographe de Bernard Pivot : précisons que Bernard Pivot ne s’est jamais considéré comme un écrivain mais comme un journaliste qui écrit des livres. La nuance est importante car le très grand succès d’Apostrophes vient en grande partie de ce que Bernard Pivot, ne se prenant pas pour un écrivain, joue d’autant mieux son rôle d’excellent passeur entre les écrivains et le public : voir dans ce blog la rubrique BIOGRAPHIE

Rencontre avec les « paranges », ces parents qui ont perdu un enfant

Marie Claire 13/02/2020 par Juliette Hochberg

Quand une femme perd son mari, elle est veuve. Quand un enfant perd un parent, il devient orphelin. « Quand nous perdons nos enfants, que sommes-nous ? », interroge Nadia Bergougnoux, mère endeuillée depuis 20 ans, à l’initiative d’une pétition adressée à l’Académie française. La femme réclame depuis 2016 l’entrée du mot-valise « parange » dans les dictionnaires. « Nous sommes des paranges : parents d’anges« , explique-t-elle, simplement.

Bernard Pivot, Brigitte Macron, et plus de 56.000 internautes ont signé sa pétition. Mais l’Académie française et le Larousse refusent pour l’heure sa demande, car le terme « parange », mais aussi « mamange » et « papange », sont « encore méconnus de la plupart des gens » et donc, « trop peu répandus pour y figurer », (lui ont-ils expliqué). Soit les deux conditions nécessaires à l’acceptation d’un nouveau mot.

« Il n’y a pas de définition pour un parent qui perd son enfant. Quand vous avez une discussion avec quelqu’un, vous ne savez pas comment l’exprimer. Vous êtes un peu perdu dans l’expression de votre peine. Et vos interlocuteurs ne savent pas non plus quoi dire, comment le dire, ils ne sont pas à l’aise, il y a un tabou qui se forme.

https://www.marieclaire.fr/paranges-parent-deuil-enfant,1338969.asp

Il y a 50 ans naissait le dernier haut de gamme français, la Citroën SM

Le Point 8/02/2020

Bernard Pivot en possédait une

Une voiture d’exception au prix d’une routière ou d’un SUV aujourd’hui, telle était la SM affichée à sa sortie, en juin 1970, à 46 000 FF (soit 46 400 euros constants). Avec une technologie d’avant-garde, des lignes futuristes et uniques et un moteur Maserati sous son très long capot, la SM était un pavé dans la mare où s’ébrouaient anglaises, allemandes et autres italiennes de sport…. 

 … En dépit de sa courte carrière, elle va enflammer les passions. Georges Pompidou, président de la République française lors de son lancement, mais aussi Léonid Brejnev, le Shah d’Iran, Haïlé Sélassié, Burt Reynolds, John Williams, Johan Cruyff, Bernard Pivot, Line Renaud ou Jay Leno en ont eu une ou possèdent encore une SM. Et Daniel Craig avoue que c’est la voiture qui l’a toujours fait rêver. Et il n’est pas le seul, car nombreux sont les collectionneurs qui espèrent en trouver une un jour… 

https://www.lepoint.fr/automobile/sports-et-reves/il-y-a-50-ans-naissait-le-dernier-haut-de-gamme-francais-la-citroen-sm-08-02-2020-2361758_658.php

Didier Decoin, président de l’Académie Goncourt, acoquiné de curiosités

LA CROIX 6/02/2020

Dans cet article Bernard Pivot confie son admiration pour Didier Decoin

……Au-delà de leur amitié, nourrie de leurs apartés aux déjeuners Goncourt, Bernard Pivot confie pour lui une admiration : « Il peut donner l’impression d’une bonhomie, c’est faux : Didier Decoin est certes d’humeur égale, mais il a une très grande fermeté de caractère. Il ne louvoie jamais. Ses romans montrent l’éclectisme de sa curiosité. Il trouve toujours le bon sujet, souvent porté vers l’Histoire, et une manière bien à lui de se l’approprier. »

Il est vrai que chez cet homme affable et jovial, volontiers drôle, frappe la liberté. De son inventivité narrative, de son appétit pour des univers marqués. « La littérature fait ce qu’elle veut, sourit Didier Decoin, c’est une fillette insolente, elle se balade, fait des bêtises et des merveilles, et peut faire naître des intuitions. »…..

https://www.la-croix.com/Culture/Livres-et-idees/Didier-Decoin-president-lAcademie-Goncourt-acoquine-curiosites-2020-02-06-1201076665

Quand Kirk Douglas répondait aux questions de Bernard Pivot en français

LE FIGARO le 6/02/2020 Par Ophélia Pinto

En 1989, dans l’émission «Apostrophes», la légende du cinéma américain présentait ses mémoires Le fils du chiffonnier.

C’était l’un des derniers géants d’Hollywood. Il s’est éteint cette nuit à l’âge de 103 ans. Il y a trente ans, Kirk Douglas était l’invité de Bernard Pivot sur le plateau «d’Apostrophes» pour présenter ses mémoires Le fils du chiffonnier. L’occasion pour cette icône du cinéma d’évoquer la façon dont son rôle dans le film Van Gogh l’a imprégné.

C’est dans un français impeccable et avec beaucoup de décontraction et d’humour que Kirk Douglas est revenu sur le film sorti en 1956 qui lui aura valu un Golden Globe. Un film qui lui aura permis de rompre avec ses précédents rôles de durs à cuire.

«Peut-être que vous vous souvenez de l’histoire de John Wayne et moi quand je fais Van Gogh. C’était la première fois qu’on se revoyait après la projection. On a mangé quelque chose, on a bu. John Wayne était fâché. Il boit, il boit. Tout d’un coup, il me regarde. Et il me dit: “comment tu peux jouer un homme comme ça? Un homme qui est faible, qui est homosexuel”. Mais John je pense que c’est un rôle très intéressant. Je suis un acteur. «Non non non, nous sommes machos, nous devons jouer des rôles d’hommes forts». Et je lui ai dit: «Mais John tu n’es pas John Wayne, tu es un homme. Tu joues le rôle. Il était fâché contre moi», avait-il confié à Bernard Pivot au sujet de son interprétation

Mais dans ce rôle de d’homme torturé, Kirk Douglas s’est particulièrement investi. Avec le maquillage la ressemblance était frappante. De quoi déstabiliser l’acteur qui a failli se perdre dans le personnage. «Parfois, il fallait que je m’empêche de me toucher l’oreille pour vérifier qu’elle était bien là», confessait-il dans ses mémoires, faisant allusion au fait que le peintre s’était tranché l’oreille. «Ça a été une expérience effrayante proche de la folie».«

Une expérience sur laquelle est revenu le monstre sacré d’Hollywood dans l’émission. «Je crois que le problème pour les acteurs, surtout s’ils deviennent une star c’est de savoir toujours qui ils sont. Je ne suis pas Spartacus, je ne suis pas le Viking, je suis moi-même. Ça c’est très important parce qu’on peut se perdre. En principe un acteur n’est pas perdu dans le rôle qu’il joue. C’est le public qui est perdu.»

Du gladiateur Spartacus au génie torturé de Vincent van Gogh, Kirk Douglas, a joué dans plusieurs films qui ont contribué à bâtir la star de cinéma. «Mais qui êtes-vous, pour dire que moi, Kirk Douglas, je ne suis pas une star!», avait-il d’ailleurs rétorqué à Jacques Séguéla qui avait fait l’erreur de prétendre le contraire sur le plateau «d’Apostrophes». L’émission du 27 janvier 1989 était devenue mémorable aussi à cause de l’échange entre l’acteur américain et le publicitaire français. «Cher Monsieur, merci. Je ne suis pas mécontent d’avoir fait onze mille kilomètres en avion, parce qu’à mon retour à Hollywood demain, je vais enfin pouvoir leur dire ce qu’est une star. Votre théorie va en épater plus d’un! Et j’ajouterai que le ridicule ne tue pas assez!», avait-il répondu non sans ironie. Une star, Kirk Douglas l’était incontestablement. Et ce n’est certainement pas Jacques Séguéla qui allait lui dire le contraire.

https://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/quand-kirk-douglas-repondait-aux-questions-de-bernard-pivot-en-francais_db20516c-48cb-11ea-81f9-50bd40451641/

Didier Decoin, nouveau président de l’Académie Goncourt, évoque la présidence de Bernard Pivot

Franceinfo 21/01/2020 :

Bernard Pivot vous a-t-il donné des conseils ?

Didier Decoin : Pendant tout le temps où il a exercé son mandat, il a été tellement exemplaire qu’il suffisait d’ouvrir les yeux et de se déboucher les oreilles, on prenait automatiquement des conseils. C’est quelqu’un qui ne fait pas de sermons, mais qui vous montre comment lui il est, et on a envie de l’imiter parce que c’est bien ! Il m’a appris à remettre les choses à leur place : l’écrivain n’est guère plus qu’un autre citoyen. Il a simplement une autre fonction avec une responsabilité qui est de faire rêver ou d’essayer d’apprendre (…)

Académie Goncourt : Didier Decoin succède à Bernard Pivot

Le Point 20/01/2020

Lauréat du prix Goncourt 1977 pour « John l’enfer », Didier Decoin était jusqu’à présent premier secrétaire général de l’académie Goncourt.

Celui qui chaque automne annonçait le lauréat du prix Goncourt prend désormais la tête de l’académie. Le romancier Didier Decoin, 74 ans, a été choisi lundi par ses pairs pour prendre la barre de l’académie Goncourt en remplacement de Bernard Pivot, a annoncé l’académie, dont il est membre depuis 1995. Ancien lauréat du plus prestigieux des prix littéraires du monde francophone (en 1977), Didier Decoin était jusqu’à présent secrétaire général de l’institution.

Fils du cinéaste Henri Decoin, Didier Decoin a d’abord été journaliste de presse à France Soir avant de collaborer à plusieurs journaux comme Le Figaro ou les Nouvelles littéraires. Ce passionné des faits divers a participé à la création du magazine VSD et a travaillé sur Europe 1. Féru de navigation, il a longtemps été chroniqueur à la revue Neptune Moteur. Parallèlement au journalisme, il entame une carrière de romancier. Il a 20 ans lorsqu’il publie son premier livre, Le Procès à l’amour. Celui-ci sera suivi d’une vingtaine de titres, dont John l’enfer pour lequel, en 1977, il reçoit le prix Goncourt.

Marin et homme de télévision

À deux reprises, il a assuré la présidence de la Société des gens de lettres. Il a également été l’un des fondateurs de la SCAM (Société civile des auteurs multimédia). Scénariste pour le cinéma, il travaille pour des réalisateurs comme Marcel Carné, Robert Enrico, Henri Verneuil, et Maroun Bagdadi, avec qui il recevra, pour le film Hors-la-vie le prix spécial du jury au Festival de Cannes.

Mais c’est à la télévision que Didier Decoin consacre l’essentiel de ses activités. Auteur de très nombreux scripts originaux et d’adaptations, et après avoir dirigé pendant trois ans et demi la fiction de France 2, il reçoit en 1999 le Sept d’or du meilleur scénario pour Le Comte de Monte-Cristo (mini-série télévisée diffusée en 1998). Il est président du Festival international des programmes audiovisuels (Fipa) depuis 2012. Marin averti, fier de son titre de président des Écrivains de marine, Didier Decoin vit en Normandie sur la presqu’île du Cotentin. Il est marié et est père de trois enfants. Son fils Julien Decoin est aussi écrivain.

https://www.lepoint.fr/livres/academie-goncourt-didier-decoin-succede-a-bernard-pivot-20-01-2020-2358679_37.php

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